Un choix de société

L'utilisation automatisée ou informatisée de la biométrie afin d'identifier ou d'authentifier une personne constitue un traitement de données à caractère personnel et est donc soumise à la Loi vie privée.

De manière générale, il convient d'être conscient du choix de société que constitue une généralisation du recours à la biométrie, et des risques de désensibilisation du public que cela comporte. La biométrie, moyen d'authentification fort, ne devrait être utilisée que parce qu'elle constitue le seul moyen pour réaliser le but recherché, et pas seulement parce qu'elle est pratique, ou parce qu'elle "fait moderne".

En cette matière se pose souvent la question de l'éventuelle nécessité pour les personnes concernées de consentir au traitement de leurs données biométriques.

On peut évidemment admettre que le consentement soit une base. Mais il n'est pas requis dans tous les cas. Par exemple, il arrive que la loi impose le traitement des données biométriques.
Dans d'autres cas, le consentement peut même s'avérer difficilement praticable. Citons l'exemple d'un lieu de travail : il est difficile de garantir que l'employé ne se sente pas dans une certaine mesure obligé de donner son accord à son employeur.

C'est notamment pour rééquilibrer des situations de ce type qu'il est primordial que l'utilisation d'un système biométrique soit strictement encadrée.